Le monde imaginaire — naissance d’un être intérieur (en création)

8 juin 2026

Dans « Le monde imaginaire », la figure centrale n’est pas un corps humain, mais un œuf, symbole universel de création, de mystère et de potentiel. Cet œuf anthropomorphisé, coiffé d’un chapeau brun percé d’une petite fenêtre, devient un personnage à part entière : un être en gestation, à la frontière entre l’enfance et la conscience, entre le réel et le rêve.

Au centre de sa coquille, un unique œil bleu s’ouvre comme une lucarne sur l’âme. Cet œil solitaire n’est pas un manque, mais une intensité : il concentre toute la vision, toute la sensibilité, toute la capacité d’imaginer. Il regarde le monde, mais surtout il invente le sien.

Autour de lui, un tourbillon de formes géométriques, de spirales colorées, de cercles vibrants et de lignes zigzag compose un paysage mental en expansion. Les couleurs — rouges, bleus, jaunes, verts, oranges — semblent flotter comme des pensées libres, des émotions en mouvement, des fragments d’un univers intérieur en pleine éclosion. Le fond bleu nuageux renforce cette impression de flottement, comme si tout se déroulait dans un ciel psychique où les lois de la réalité se dissolvent.

L’œuf, paré d’un nœud papillon rouge à pois et d’un costume stylisé, incarne une élégance décalée, presque théâtrale. Il est à la fois fragile et assuré, naïf et sage, comme un être qui se découvre lui-même en même temps qu’il crée son monde. Le trèfle qui pousse de son chapeau ajoute une touche de chance, de croissance et d’espoir — comme si l’imagination était un terrain fertile où tout peut germer.

« Le monde imaginaire » devient ainsi une métaphore de la naissance intérieure : celle d’une identité en construction, d’une créativité qui éclot, d’un univers personnel qui prend forme. Une œuvre qui célèbre la liberté de rêver, la poésie du surréalisme et la puissance de l’imaginaire comme refuge et moteur de vie.

De Mattos est un artiste belgo‑brésilien dont le parcours s’enracine dans un milieu rural au Brésil, où il vit jusqu’à l’âge de huit ans, élevé par ses grands‑parents, sa mère n’ayant pas les moyens de l’élever seule. Dans cet environnement simple et éloigné des grandes villes ...

CONTACT

De Mattos, Augusto
demattos@demattos.be
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