Dans Le monde parallèle, la forêt semble respirer, comme si chaque arbre portait en lui la mémoire d’un autre espace. Au centre, une sphère noire ouvre une brèche silencieuse : un point de bascule où la réalité se déforme, se replie, se réinvente. Autour d’elle, les lignes se tendent, se courbent, se fissurent, comme attirées par une force invisible qui aspire la matière et redistribue l’ordre du monde.
La scène oscille entre calme et tension. La lumière, douce et presque sacrée, éclaire la clairière tandis que l’ombre du vortex perturbe l’harmonie du paysage. Le réel et l’abstrait cohabitent, se frôlent, se contredisent. On ne sait plus si la forêt est en train d’être avalée ou révélée.
Cette œuvre explore la frontière fragile entre ce que l’on voit et ce que l’on pressent. Elle évoque un passage, une faille, un espace intérieur où les perceptions se dédoublent. Le monde parallèle n’est pas un ailleurs : c’est une invitation à regarder autrement, à accepter que derrière chaque image se cache une dimension plus profonde, un territoire invisible qui attend d’être traversé.